L'arbre à pivoine.
Après une déconvenue, il y a quelques semaines concernant l'observation du furtif et majestueux bouvreuil pivoine, me voilà de nouveau prêt pour une nouvelle cueillette.
Au moment de la pose déjeuner, je me décide d'aller prendre l'air. Je décide d'explorer un parc récemment découvert en bordure de ville. Un parc constitué de grandes pelouses ponctuées par de mini forets plantées récemment. Depuis quelques semaines j'y découvre de nouvelles espèces chaque jour, du bruant des roseaux au verdier d'Europe en passant par un inopportun héron cendré. Le froid aidant, de nombreuses espèces plus ou moins communes sortent de leurs couverts pour s'aventurer sur les chemins.
Ma mission du jour consistait à essayer de contacter le bruant des roseaux déjà vu quelques jours plus tôt ainsi que découvrir ses potentiels compagnons. Seule une mésange bleue vint prospecter dans les roseaux bien secs. Aucun bruant des roseaux à l'horizon, seul quelques cris trahissaient leur présence, dans un endroit inaccessible.
Mon attention se porte alors sur un petit bois bordant la roselière. J'y avais vu quelques jours auparavant des mésanges nonnettes à la cime de petits arbres. En entrant dans ce bois, seul un rouge gorge attire mon attention, fièrement posé sur une branche à ma hauteur, quelques mètres devant moi.
Un quasi imperceptible mouvement à la cime des arbrisseaux me fait regarder quelques trois mètres plus haut. Un petit groupe d'oiseaux semble paisiblement se délecter des quelques rayons de soleils hivernaux. En y regardant de plus près, il me semble distinguer à un moment donné à travers les branchages, une tâche rouge écarlate sur un des individus. Mon coeur ne fait alors que réagir à une potentielle rencontre si inespérée. Ma mémoire se met alors rapidement en marche pour replonger dans des souvenirs enfouis quelques semaines plus tôt. Un bouvreuil pivoine. Mais la surprise ne s'arrête pas là... Il s'agit bien de trois bouvreuils pivoines qui se tiennent en haut des branches de ce petit bosquet. Après quelques rapides observations, il s'agit de deux mâles et d'une femelle (qui serait sûrement passée inaperçue, tant la couleur terne de sa poitrine contraste avec le rouge écarlate du mâle).
Ils ne semblent pas dérangés par ma présence, allant et venant au-dessus de ma tête. Après quelques photos souvenirs entre les branches d'arbres, avec une luminosité déplorable, ils s'envolent vers un autre bosquet voisin. Ni une ni deux, je les suis tout doucement dans le second bois. Là une mésange charbonnière pose comme si elle m'attendait, mais je ne dévie pas de mon objectif, seuls les bouvreuils pivoines doivent retenir mon attention. Même un petit grimpereau des jardins me toisant ne parvient pas à me détourner des oiseaux écarlates. Après quelques photos plus ou moins réussies, je décide d'interrompre ma cueillette de pivoine pour les laisser vaquer à leurs occupations et pour ne pas hypothéquer leurs chances de passer l'hiver sans encombres.
Cette expérience contraste avec la frustration d'il y a quelques semaines. Je n'avais eu l'occasion d'observer l'oiseau que très furtivement, à peine quelques secondes. Là la durée d'observation était d'environ une quinzaine de minutes, me permettant de voir quelques comportements intéressants, comme le lissage des plumes et les postures d'étonnement face au potentiel prédateur que je suis.
Le mythe de l'arbre à pivoines vient de tomber. Espérons que cette espèce va se transformer en une espèce sujette à des observations plus régulières.



J'avais pas vu les dernières.
RépondreSupprimerTerribles!
Ouais, je suis bien content d'enfin avoir réussi à les prendre en photo, si j'ai moyen dans la semaine, j'essayerais de retourner voir si ils sont toujours dans le coin. Mais a priori, ils bougent pas mal selon les bouquins.
RépondreSupprimerLe prochain objectif, c'est le grosbec casse-noyaux...