Par ce milieu de mois de novembre, l'hiver semble enfin s’être installé pour tous les anatidés. Les températures baissent progressivement sans pour autant passer sous la barre de zéro degré, aucune nuit de gel pour l’instant. Les levés du jour embrumés, laissent progressivement la place aux matinées ensoleillées. L’aluminium des trépieds mord littéralement les doigts, il faut sans arrêt replacer ses mains aux endroits réchauffés sur les pieds du support.
Le soleil de 10 heures caresse doucement les parties du corps non protégées par quelques vêtements.
Sur l’étang, les effectifs de canards augmentent progressivement. Ils sont maintenant tous représentés. Les canards colverts, comme à leur habitude discutent entre eux tandis que les souchets paraissent encore endormis. Quelques sarcelles d’hiver se promènent parmi les fuligules milouins. Les fuligules morillons dressent leur huppe pendant que quelques siffleurs s’égosillent à tenter un concerto. Un intrus parmi les milouins arbore fièrement une tête relativement développée surmontée d’une crête orange; une nette rousse mâle fait son petit tour. Depuis quand est elle là? Aura t on l’occasion de la revoir d’aussi près?
L’étang s’égaye d’une multitude de chants.
Quant aux limicoles, ils laissent leur place aux innombrables vanneaux huppés et aux pluviers dorés. Un cormoran profite des tout premiers rayons de soleil de la journée pour faire sécher son plumage, tel un phœnix noir.
Au bord de l’étang le bruant zizi chante fièrement tandis que, l’accenteur mouchet me toise avec une fierté déconcertante.
Seul un bruit de moteur me ramène à la réalité, on n’est pas seul, il faut maintenant reprendre une activité normale et quitter se rêve de coton.
Il faut maintenant rentrer.
L'hiver est bien installé, ses occupants précaires aussi.
Ooooohhhh!!! Comme c'est beau! ;-)
RépondreSupprimerC'est grace à la blanquette de veau de ce midi, ça m'a sérieusement inspiré... Et t'aurais vu la nette rousse, ça c'était à pleurer...
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