dimanche 3 juin 2012

Nourrissage des jeunes pics épeiches


 Nourrissage des jeunes pics épeiches




Description :

Le lieu d'observation est dans un sous bois bien éclairé, bordé d'un côté par une route et de l'autre par une clairière. Le lieu se situant sur une propriété privée, il y a très peu de passage, si ce n'est des passages de chevreuils. Quasi aucun piéton ne passe par le petit bois. Ce bois semble fréquenté tout au long de l'année par des pics (du pic épeiche au pic vert en passant par le pic noir).


Cohabitation :

Les parents ne semblent pas inquiétés par la présence d'un observateur, revenant à leur point de nourrissage à peine quinze minutes après mon arrivée. Aussi discrète soit-elle, mon arrivée n'est pas passée inaperçue, entrainant de nombreux cris d'alarmes de geais des chênes, de corneilles noires, de merle noir et même ceux des pics épeiches. Les pics épeiches font quelques aller et venues avant de se poser le long du tronc, allant de branches en branches auprès de la loge, comme si ils testaient le danger potentiel que je représente. Quelques coups d'œil inquisiteurs à travers le filet de camouflage me signifient bien qu'ils mont à l'œil, sans pour autant émettre de cris d'alarmes.


Comportements spécifiques et observations:


Les parents ravitaillent le nid, en moyenne toutes les quinze minutes environ. Le piaillement des jeunes au nid se fait beaucoup plus important à l'approche des parents nourriciers. En effet, les cris des juvéniles se font plus fort et plus insistants, se transformant d'une plainte en un quémandage actif. Grâce à ça l'affût est beaucoup plus simple, il suffit de prêter l'oreille pour connaitre les périodes de nourrissages.
Le nourrissage se fait de deux façon bien distinctes:
- L'adulte agrippé à l'écorce de l'arbre tend la nourriture au jeune qui sort la tête de la loge et la becquée se fait à se moment là. L'adulte repart à la recherche de victuailles et le jeune regagne le fond de la loge.
- L'adulte rentre entièrement dans la loge, la tête en avant pour aller nourrir les petits. Il y reste une douzaine de secondes avant de réapparaitre à l'ouverture de la loge. Il guette alors les environs brièvement avant de reprendre son envol pour aller accomplir son devoir de parent.
Quelque soit l'heure du jour, les jeunes semblent ne pas arrêter de quémander.
On a pu constater une grande variation du développement des nichées lors d'observations quasi simultanées (J et J+1).


Disparités de développement:


Une première observation mettait en évidence une nichée déjà prête à s'envoler, avec un jeune, prêt à s'envoler. En effet le jeune présent présentait déjà les caractéristiques typiques des juvéniles, à savoir la présence de la grande calotte rouge recouvrant la totalité de la tête de l'individu (il s'agissait très probablement un mâle juvénile). Dans cette première observation le jeune allait quémander la nourriture en sortant la tête par le trou de la loge, présentant ainsi un oiseau déjà de belle taille.
Une seconde observation ayant eu lieu le lendemain dans un lieu bien différent, mais de mêmes caractéristiques (sous-bois, orientation, température...), nous montrait cette fois ci des jeunes tout juste nés, ne présentant pas encore de plume, mais seulement un très léger duvet.











Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire