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Saxicola
rubicola
Mai qui peut bien faire se bruit qui ressemble au chant
métallique d'un insecte? Serait ce ce petit oiseau, là bas
perché sur une ronce?
Le Tarier pâtre est un petit oiseau commun dans nos
contrées. Ses couleurs et sa taille lui permettent de passer
très souvent inaperçu. Pourtant il vaut le coup d'être
observé. Une petite halte s'impose lors des premières
ballades printanières.
Description
Passereau de la taille d’un petit rouge gorge, à la tête
noire et au fin liseret blanc dans le cou. La poitrine est plus
ou moins rousse selon les individus. La femelle est beaucoup
moins colorée pouvant paraitre fade par rapport aux couleurs
bien nettes des mâles. Une bande blanche est très clairement
visible sur les ailes. La queue quand à elle est totalement
noire et le croupion pâle.
Une confusion est possible avec le Tarier des prés, surtout
lorsqu’il s’agit des femelles. Pour les différencier à
coup sûr, il suffit de regarder la façon dont est tachetée
la base de la queue, là ou les rectrices rejoignent le corps
de l’animal. En effet la femelle du Tarier des prés est
beaucoup plus tachetée que la femelle pâtre a cet endroit.
Comportement spécifique
Aucun oiseau n’a été vu durant toutes les observations
au sol, l’animal se perche toujours sur quelque chose.
Dès que le cris d’alarme du Tarier est lancé, la
panique, dans la petite troupe cohabitante, gagne rapidement du
terrain. Les individus mâles semblent les plus chanteurs et
paraissent occuper les positions les plus hautes dans les zones
étudiées.
Zone étudiée
Une zone de bordure de bocage avec une haie de ronces et de
jeunes saules. Cette zone est très ensoleillée, du matin au
soir. La population y est d’environ une demie douzaine
d’individus, avec une majorité de femelles.
Une seconde zone de bois bordée par de vastes champs de
blés, ensoleillée seulement du matin jusqu’en milieu
d’après midi. La population se limite à un couple
reproducteur installé le long d’une route.
Une troisième zone constituée seulement de cultures
mixtes: orge-colza. L’ensoleillement y est optimal durant
toute la journée. L’effectif est ici d’une dizaine
d’individus avec une majorité d’individus de type mâle.
Petit passereaux de la taille d’un rouge gorge, il
affectionne à la saison des amours les haies buissonneuses
bordant les champs.
Le mâle se pare à la saison des amours d’un masque noir
sur la tête, laissant paraitre un oiseau très sombre lors
d’observations rapides.
Habitat
Son environnement de vie semble être les interfaces entre
les différents milieux:
- Les haies bocagères séparant les champs des chemins
creux.
- Les fils électriques bordants les cultures de blés.
- Les lisières de bois broussailleux bordants les cultures
de graminées.
Ses emplacements de chants son systématiquement
conditionnés par la présence d’un fort ensoleillement tout
au long de la journée. La moindre zone d’ombre présente sur
un lieu d’observation est en très grande majorité boudée
par les tariers pâtres.
De ce fait on peut donc considérer que le Tarier
n’affectionne que très peu les zones humides, préférant de
loin les zones seiches de type broussaille ou landes.
Leur espace vital est relativement réduit et semble se
cantonner à quelques centaines de m² par couple.
Chant
Un étonnant chant consiste en un "craquement",
répété plusieurs fois dans une même phrase. Les phrases
peuvent être relativement rapprochées. Ces craquements
pourraient faire penser à de gros insectes. Un autre chant
plus commun est entendu sur les postes de chants habituels.
Les postes de chants sont toujours positionnés en hauteur
par rapport à la moyenne des hauteurs de l’environnement:
- Au plus haut de la ronce dans la haie bocagère, ou sur
l’arbuste dominant cette même haie.
- Sur un fil électrique lorsque le milieu borde une
culture.
Sociabilité
Les tariers pâtres semblent s'accommoder des autres
espèces.
-Dans la haie bocagère on y retrouve par exemple une
douzaine de chardonnerets élégants ainsi qu’une femelle de
Tarier des prés. Seuls les étourneaux arrivent de par leur
taille à chahuter lors des courtes cohabitations. J’ai même
pu voir sur une même branche 2 chardonnerets entourant un mâle
de Tarier.
-Dans la zone de cultures la cohabitation avec les
hirondelles rustiques à l’air de se faire sans aucun
problème, mais les zones de vol semblent clairement définies:
les tariers se cantonnent dans un faible périmètre en haut
des tiges de colza tandis que les hirondelles rustiques font du
vol à voile sur presque toute la surface du champs.
L’oiseau est par contre très méfiant en ce qui concerne
la présence humaine, il a une distance de fuite très grande.
Son identification n’est donc pas aisée. Ce problème
d’identification est amplifié par ses emplacements de chants
extrêmement ensoleillés. Dans la plupart des cas l’oiseau
est d’abord reconnu à son chant avant de pouvoir le
déterminer visuellement.
Vol

Vol peu caractéristique. Les vols sont de faible distance,
préférant aller et venir d’un côté à l’autre de la
haie, de ronce en ronce, sans pour autant traverser le massif
de ronce en une seule fois. Lorsqu’un observateur est proche,
le Tarier s'envole pour se reposer quelques ronces plus loin,
mais toujours bien en vue sur une ronce haute. C’est
seulement si l’observateur insiste trop lourdement que le
Tarier quitte son gîte pour des arbres non loin et plus
sécurisants.
Pour éviter de s’envoler à l’arrivée d’un intrus,
le Tarier a la possibilité de rentrer au plus profond du
roncier. Il se tient alors immobile, invisible. Il peut alors
rester un bon quart d’heure dans cette position avant de
refaire surface et de se réinstaller sur une position plus
haute.
La fuite lors des dérangements se fait souvent en duo, voir
même en groupe entier. L’envol d’un des individu entraine
l’envol du reste du groupe.
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