Lors d'une très récente sortie de début d'hivers, j'ai pu tester les capacités d'un affût mobile, la voiture. Ce jour de grisaille, sans aucun espoir d'apparition d'un quelconque soleil, je me suis mis en quête d'observations de canards. Peu d'oiseaux actifs ce jour, si ce n'est quelques aigrettes placées là telles des statues décoratives autour de l'étang. Le temps et le temps semblaient être figés, une journée sans évolution. Je me décidais à quitter mon si chère étang, pour en rejoindre un autre ou j'espérais les perspectives d'observations meilleurs. Chemin faisant, à quelques encablures de mon but, je vis une grande aigrette perchée dans un arbre lointain. A peine le véhicule commençait il à ralentir que ma cible s'envola. Le demi tour s'imposait donc.
Au dernier embranchement avant l'étang providentiel, un faucon crécerelle était là, perché dans un jeune châtaigner. Je ne lui prêtais que très peu d'attention, attendant seulement de le voir s'envoler dans mon rétroviseur. Mais il semblait imperturbable et il ne s'envola point. Je fis une marche arrière et m'arrêtais tout doucement à sa hauteur, sans pour autant arrêter le moteur. Je baissais lentement la vitre passager et dégainais très lentement l'appareil photo.
Les conditions n'étaient pas au top: le véhicule en feu de détresse, le temps très couvert, la position pour prendre la photo...
Il se laisse pourtant photographier à souhait, me dévisageant par moments, entamant même sa toilette juste devant moi. Après une cinquantaine de photos infructueuse je décide finalement de le laisser vaquer à ses occupations en reprenant la route de l'étang. Et c'est juste à ce moment là qu'il décide de prendre son envol, considérant sans doute que la séance de shooting était terminée.
En revenant de ma sortie aux canards, je le retrouvais là, perché sur un arbre voisin de celui de la séance photo. Il me regardait passer en voiture. Je le dépassais et finis par sortir de la voiture pour accéder à l'appareil photo rangé dans le coffre du véhicule. Il se laissa observer quelques secondes, pour deux trois photos souvenirs.
Je décidais que j'avais déjà assez joué avec sa patience et abrégeais mon observation le laissant seul perché sur sa branche.
Une bien belle observation qui n'aurait peut être pas pu être possible par beau temps.
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