mercredi 21 septembre 2011

Le Butor étoilé

Botaurus stellaris

Quelle émotion que de voir pour la première fois cet animal mythique! Des heures
d'attentes dans le froid et de nombreux faux espoirs, pour enfin être récompensé
par une vision furtive de l'animal, qui lui nous observait sûrement depuis plus
de 2 heures

Grand échassier peu connu aux pattes verdâtres et au chant caverneux. Les Ailes et la queue sont striées et tachetées de noir

Son plumage aux motifs camouflés dans les roselières lui permet
de se dissimuler de la vue de tous, ne se laissant que très rarement trahir
par un mouvement lent et mesuré. Se sentant menacé, il préférera l'immobilisme
à la fuite. Il est le fantôme de la roselière, on croit le voir partout dans les
roseaux, mais il n'est en fait nul part.

Il fréquente exclusivement les roselières bordées d'eau libre avec une profondeur
d'eau assez faible.

Sa position d'alerte est typique, immobile, le bec dressé vers le ciel, l’œil fixé sur son éventuel observateur.
Le butor étoilé chasse à l'affût ou bien en chasse plus active ou il se déplace pour trouver de potentielles proies. Lors de la chasse active, il avance lentement, la tête rentrée dans le cou, à l’affût d'une
quelconque proie. Lorsqu'elle est repérée et qu'il le juge nécessaire il allonge
violemment son cou, multipliant sa longueur par plus de 5, pour finalement harponner
sa victime. Son régime alimentaire varie d'une région à l'autre, mais est essentiellement
constitué de poissons (malades ou jeunes), d'insectes aquatiques, de micro-mammifères ou de batraciens.

Le Butor peu se contenter d'une roselière de taille modeste, mais les plus grandes peuvent
dans certaines régions compter plusieurs dizaines d'individus.

Les chants sont inoubliables, un bruit long et sourd, tel le son produit par
le souffle dans une bouteille vide.

Il s'extirpe avec force de sa roselière dans un envol peu agile et difficile
Son vol est très lourd, perdant de l'altitude entre chaque battement d'aile.
Ses pattes verdâtres dépassent largement du corps en vol.

Dans nos régions, certains individus peuvent rester hiverner, supportant des
températures largement en dessous de 0 degrés. Même une roselière prise dans les
glaces peut lui convenir, avec un fort risque de mortalité si le gel persiste quelques
jours.

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