Nombre d’anciens connaissaient la nature. Chaque événement de la nature baignait le fil des saisons:
- Aux hirondelles, l’arrivée du printemps...
- Aux goélands, l’arrivée d’une tempête...
- Aux martinets volant bas, l’arrivée d’un orage...
Ces évènements rythmaient leur vie, servant même de repères, encore plus que le calendrier. Il accompagnait chaque étape de leur travail :
- La bergeronnette passant derrière le tracteur dans les labours.
- Les étourneaux mangeant les cerises.
- Les tariers suspendus aux épis de blé.
- Les buses se posant sur les bottes de foin.
- Les chevreuils jouant à cache-cache dans les champs.
- Les verdiers suivant les remorques pleines de blé.
Depuis quelques décennies cette mémoire est en train de s’éteindre, laissant disparaître des tonnes d’informations qui pourraient s’avérer importante. Tel animal a été vu à tel endroit en telle année... Cette année-là cet animal est arrivé de bonne heure de retour d’Afrique.
Les conditions climatiques sont tout aussi importantes, leur mémoire situant à peu près les périodes de grands froids et les phénomènes naturels les accompagnants.
Toute cette mémoire s’éteignant, seuls les carnets naturalistes des plus passionnés pourront combler ce manque. Ecouter « les anciens » reste encore le maître mot pour préserver le passé. En laisser une trace écrite permettra d’éviter qu’elle se perde à nouveau.
Malgré toutes ces bonnes actions, un plus ou moins grand regard critique doit être porté à leurs récits. En effet, les noms d’oiseaux varient de l’histoire à la réalité et les patois locaux ne désignent pas toujours la même chose. Les températures des hivers ne sont pas si précises voir même carrément exagérées.
Une Histoire importante à préserver.

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