Un matin, de bien bonne heure, je me promenais dans un marais bien connu, sous un épais brouillard. Faisant mon tour habituel, j’entendais depuis quelques dizaines de minutes un puissant tambourinage de pic.
Un tambourinage si puissant qu’il me faisait penser à un pic noir.
Maintenant j’en suis
sûr, un tel raffut ne pouvait provenir que du bec surpuissant d’un bon gros pic noir.
sûr, un tel raffut ne pouvait provenir que du bec surpuissant d’un bon gros pic noir.
Je finis par localiser beaucoup plus précisément l’animal. Il était dans le petit village bordant le marais. Drôle d’endroit pour un pic noir ayant plutôt l’habitude des grands espaces forestiers... Je dépliais ma longue vue à bonne distance pour ne pas effrayer l’animal. Je pointais mon optique vers un poteau téléphonique en bois où était accolé un poteau téléphonique en métal. Je remontais lentement mon regard le long des poteaux pour enfin découvrir un pic épeiche agrippé sur le poteau en bois.
Ne comprenant pas comment un si petit animal pouvait faire autant de "bordel", je l’observais longuement. Tout à coup il décala sa tête vers le poteau en métal et se mit à tambouriner dessus, créant ainsi une résonance, tel un bruit de marteau piqueur.
Que lui passait-il par la tête? Le bruit était tellement intense qu’au bout de 10 minutes, une personne de la maison concomitante sortit pour découvrir d’où venait ce raffut. Elle rentra dans sa maison sans avoir résolu l’énigme.
Le pic épeiche tambourina encore plus de 30 minutes de cette façon remplissant le marais entier de ses percussions.
Est-ce une évolution ratée ou un essai d’adaptation à son environnement?
Un pic épeiche à la double personnalité ? Une fable où l’épeiche voulait devenir noir?
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