dimanche 17 juillet 2011

Camouflage animal

Art de se fondre dans l’environnement afin de tromper les perceptions d’un tiers. Aliénation d’un humain ou d’un animal, se transformant en néant pour les personnes ou les animaux. Le principe veut une déstructuration de la forme, de la couleur, de la taille, du mouvement, de l’éclat ainsi que du bruit. Le mimétisme animal peut ainsi être considéré comme un camouflage, à des buts défensifs ou offensifs.

Par exemple, le caméléon se confond dans son environnement. Le militaire comme le caméléon ont la faculté d’adaptation en fonction du milieu, en changeant de couleurs ou de vêtements.

La Sole s’enfouit même partiellement dans son milieu, ne laissant dépasser que les yeux.
Le Butor étoilé ressemble à s’y méprendre à une tige de roseau. On croit le voir partout dans les roselières, mais il n’est en fait nulle part. La simple couleur brune de la robe du chevreuil lui permet de se fondre devant un tas de ronces.
La grenouille verte ne laisse dépasser que ses yeux des tapis de lentilles d’eaux.

Le mimétisme animal permet d’échapper à des prédateurs ou bien de chasser en affût. L’immobilisme est alors de rigueur, se fondre et se faire oublier pour mieux survivre.

Le phasme selon l’espèce peut prendre la forme d’une brindille, d’une feuille ou d’une épine. Le mimétisme est tel que l’animal est capable de frémir légèrement pour laisser à penser à une légère brise faisant bouger les feuilles. Sentant le danger arriver, le phasme est capable d’autotomie, s’amputant une patte pour se laisser tomber au sol, créant ainsi l’illusion d’une feuille morte. Chez le phasme feuille, en fonction de la fraîcheur des feuilles de ronces, des variations de couleur de la cuticule peuvent apparaitre (vert marron quand les ronces manquent d’eau et vert très vif lorsque de jeunes pousses tendres de ronces sont présentent).


Certaines espèces comme des papillons ont réussi à s’adapter à un environnement changeant.  En effet la phalène du bouleau a su s’adapter à un environnement pollué ayant fait changer la couleur de l’écorce des arbres. La phalène a ainsi changé de couleur pour devenir invisible une fois posée sur l’écorce des bouleaux pollués. Encore plus étonnant, la pollution ayant diminué depuis quelques décennies dans la zone, les phalènes ont tendance à retrouver leur forme originelle (de la couleur de l’écorce de bouleau sain).


Les animaux montrent ainsi une faculté d’adaptation extraordinaire face à l’environnement.

Dans le registre de prédation, le héron cendré peut adopter une position statique de plusieurs jours, immobile (dixit Buffon) pour pouvoir surprendre une grenouille ou un poisson passant à proximité.

Certains oiseaux comme le Loriot d’Europe ou le Bouvreuil Pivoine se cachent juste en dessous de la canopée et restent ainsi invisibles, malgré leurs couleurs peu adéquates dans un environnement vert et marron. Le Loriot est souvent entendu mais très peu vu.

Toutes ces adaptations aussi diverses qu’elles soient sont un moyen de survie pour ces espèces. Tant qu’aucun déséquilibre n’est créé dans le milieu en terme environnemental ou en terme d’effectifs des populations, le camouflage et le mimétisme restent le moyen le plus sûr de préservation de l’espèce.

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